Créer un blog Présentation

Nom du blog :
pervenche
Description du blog :
Pervenche? Elle, eux, ou tout simplement moi? Souvenir d'une jolie métonymie, parmi tant de choses..
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
10.12.2007
Dernière mise à jour :
04.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or pervenche
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· 15 Décembre.
· Bourrasques
· I would start on this only word:
· Impression. Tendre soleil.
· Vivre en pointillé.
· Le retour d'un Cavalier, peut-être?
· Quo schola it?
· Un Dimanche.
· Monsieur,
· Achèvements, retours, et révoltes.

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

RSS

Autres blogs à visiter :

· lemeltingpotdeclytia
· otacon102
· letontonflingueur
· cessenon
· beatrice
· vent2folie
· messageinabottle
· marchesurunfil
· o0dayalone0o
· agonie

17 mai.

17 mai.

Posté le 17.05.2008 par pervenche
L'attitude de Joy, et sa tenue, et ses paroles... Je ne sais plus. Bien sûr, cela ne me concerne plus, bien sûr, quelques semaines déjà ont passé depuis cette après-midi où je t'ai revue tellement... différente, bien sûr, il est des choses plus graves encore - bien plus graves. Seulement, j'ai besoin de dire, d'écrire, ne serait-ce qu'il, ne serait-ce qu'ainsi. "Ah au fait, je redouble, avec Carole!" - Joy! Que t'importe avec qui tu redoubles?
Pourquoi le souvenir de son attitude d'il y a quatre ans me sillonne-t-il tant et tant la pensée? Le souvenir de sa terreur de redoubler... Peut-on tant changer en trois ans peut-être - une période qui pour moi, n'a guère d'étendue? Mais je l'ai vue se réjouir de la dépression de leur professeur de Mathématiques - lequel, si je ne me trompe, a remplacé Mr B. -, je l'ai vue se réjouir des réponses échangées par les portables lors de leur Brevet blanc... J'ai vu, plus tôt encore, sa manière d'écrire, ne serait-ce que sur Internet, mais il s'agit tout de même d'un reflet trop exact de sa manière de s'exprimer - de sa manière d'être, pour moi si nouvelle.
J'ignore ce qui a changé, j'ignore également comment. Ses fréquentations, sans doute - mais cette accusation serait trop simple à porter. Mes illusions me font mal; elle m'a posé cette question, parlant des devoirs de chaque soir, "mais en fait, comment on fait pour travailler?" - incapable pourtant d'y répondre, j'espère encore y parvenir un jour. Je ne le sais que trop bien, nonobstant (quel mot lourd!), et je sais mon échec. Pourquoi, pourquoi, pourquoi m'être crue capable de quoique ce soit, alors que moi-même je n'étais qu'en Quatrième?? Comment ai-je pu avoir ces quelques semaines (mois?) d'illusion, croyant qu'avec "mon aide", elle ne saurait que réussir?? Je me sens tellement naïve et stupide, à présent! Que n'ai-je expliqué à ses parents l'importance capitale de cette année de Sixième, que n'ai-je avoué être incapable de lui poser les "bases" briguées"? Je refusais, déjà alors, d'admettre mon échec - je répugnais à me dire incapable de quoi que ce fût! Où cette prétention - la mienne! - a-t-elle mené? Ce n'est que grâce à moi que Cédric, puis Joy, ont redoublé.
Ces paroles, je voudrais me les adresser en un cri, afin de m'empêcher à jamais de m'excuser, comme je voudrais le faire maintenant encore.
Et je voudrais pourtant me sentir réconfortée...

Joy signe mon échec, une erreur mésestimée - la pensée de mon père, également, me fait mal... Car à mon anniversaire, à mes 17 ans - un âge symbolique pourtant en Russie, bien davantage qu'ici -, ce fut un an que je n'ai reçu de lui aucun message - si ce ne sont ces esquisses chétives de "conversation" sur Google Talk, datant elles-mêmes d'avant 2008... J'ai mal à cette pensée, il est vrai, car, depuis six ans, pas un anniversaire n'était demeuré sans message de lui... Car j'ai conscience que ces retrouvailles, tant de fois rêvées, imaginées, reformulées, ne sont plus possibles désormais - j'aurais voulu le retrouver étant encore "enfant". Je n'ai jamais sciemment voulu affirmer la douleur de cette absence, je me souviens à ces lignes de ma "décision" prise lors de la visite du Jeudi, au cours du voyage à Berlin... Sans pouvoir moi-même le comprendre véritablement, j'ai ressenti pourtant, depuis le mois de Janvier de nos premiers messages, que mon père était soudain devenu proche, "accessible" - du seul fait de cette "correspondance ponctuellement régulière", de par la seule conscience que viendrait le Nouvel An, viendrait mon anniversaire, et, le temps nécessaire à la lecture de quelques lignes, il existerait de nouveau auprès de moi, "pour" moi... Je réalise ce soir seulement qu'en vérité, il n'y avait rien eu non plus pour la Nouvelle année, que j'avais accepté sans heurt ce vide - certaine de le combler en mai? -, et avait laissé s'estomper l'espérance... Désormais pourtant, je ressens la douleur, de nouveau, froide, nerveuse - et je m'effraye également d'avoir si peu réagi, en janvier. "Hibernation" de CG, peut-être...
Ces dernières journées, il me semble que mon père m'a laissée une seconde fois, et je retrouve la douleur de ne savoir pas même où il est, ce qu'il fait - ce qu'il devient, autant de questions peut-être auxquelles la conscience d'un message à venir apportait de la réponse l'illusion diffuse...

J'aimerais dire tout cela à quelqu'un, et que quelqu'un, sans même rien répondre, me prenne en ses bras, et laisse s'éteindre de lui-même ce désir de confidence...
Il est vrai, je pense à vous, ce soir, Monsieur.



Photo: Si Rome à son tour ne doit être plus qu'un souvenir, voué à la nostalgie... (La date est inexacte, bien sûr, et la qualité - fort mauvaise; que l'on me pardonne.)



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus