I remember. I remember, but I don't try to understand. I wasfool to get into this obession, for about two years. I'm glad it is finished up, now. I'm glad to feel able to forget. There won't be Cambodia any more, there won't be hope, nor regret. I'm glad he didn't answer, and I hope he won't. Ever. I've just understood there was nothing more than appearances, and I'm glad I've realized this yet. Not later. Thank you.
(...)
J'avais Lui, j'étais heureuse . . . C'était trop beau pour durer . . .
Je vais m'en remettre .. un jour ... Juste besoin de temps
Il y a dans la souffrance une beauté particulière, une beauté qui enseigne, et qui fait grandir. Je suis désolée, Pauline, d'écrire ceci maintenant, et à l'appui de ces mots lus sur ton blog; bien sûr que j'écouterai, bien sûr que je serai là, compatissante, si besoin sera, et sans prétention ni hypocrisie; seulement cela demeure ce que j'en pense, j'ose espérer que tu penseras un jour de même. La souffrance brise nos rêves, et nous effeuille - pourtant, elle nous révèle au monde, et révèle le monde à nous. Je ne sais ce que je ressens à présent, au souvenir de tout ce que j'ai pu penser - de la honte probablement, oui, de la honte, conscience comme j'ai été puérile, naïve, et... stupide et dérisoire, tout simplement. Je trouvai parfois belles ces phrases que j'écrivais sous l'influence de ce... sentiment - j'en ai honte désormais, car le sentiment était réel - j'en étais pour le moins convaincue. Je ne sais si j'ai véritablement "guéri", mais mon regard s'enorgueillit de distance, et d'un sourire moqueur.
Pourtant, des rêves se sont brisés - parfois, j'ai le sentiment que ces mois s'évaporent, je n'ai vécu qu'en rêve. Cela est douloureux, ce sentiment d'inconsistance, de "temps perdu"; mais non douleur d'amour. Et la vague conscience, qui m'effraie, qu'il y a en ce monde trop de regards, trop de sourires qui ne sont qu'apparences... Trop de regards, trop de sourires qui font que désormais, j'ai peur de m'attacher. Inconsistance, et inconstance. Ainsi s'apprend la désillusion.
Pourtant, Pauline, je n'ai vécu que de rêves; ces rêves ont été détruits, j'en fait la source d'une fierté. Pauline, me diras-tu, entre les rêves et la désillusion, tu as connu la réalité. J'ai tort en vérité, et peut-être devrais-je comme toi me tourner vers "le monde" - l'on n'échappera jamais, ni à la douleur, ni à la désillusion. Et probablement y peut-on moins encore échapper par un prétendu orgueil.
Sur votre image, Monsieur, je ne parviens plus à arrêter ma pensée.