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pervenche Description du blog :
Pervenche? Elle, eux, ou tout simplement moi? Souvenir d'une jolie métonymie, parmi tant de choses.. Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
10.12.2007 Dernière mise à jour :
04.08.2008
Samedi fut une belle journée, non qu'elle fut particulièrement intéressante ou plaisantissime, mais que le temps fut doux et presque trop ensoleillé - que dire, outre le sentiment de traverser la rue Whitnash seulement en pull? Mais il y eut la visite du Forum des Métiers, en début de matinée, l'absence de tout métier ne serait-ce qu'un peu littéraire, Mme F. croyant que Joanne s'en plaignait à son propre propos, et comprenant "Julien" plutôt que "Eugénia", les aller-retours entre les salles A et B, les préjugés de Joanne et Marc, la timidité de Mélanie effacée par un dialogue de près d'une demi-heure avec une infirmière... Les pilotes de ligne ajustant quelques ornements derrière notre voiture, et le retour à pieds à travers tout le campus.
Je comprends peu à peu chaque erreur; quelle singulière impression, au sortir - au lendemain, le temps d'un recul, dirons-nous plutôt - de chacune de ces heures d'aide, quelle singulière impression lorsque l'on se rend compte que l'on aurait pu orienter la séance différemment, et à bien plus grand profit...
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Photo: Mon actuel fond de bureau, vue sur Ladoga...
Que dire donc du maintien de mes objectifs d'un blog "régulièrement" mis à jour?
Et que dire lorsque, dès que l'on s'asseoir au clavier, toute idée de sujet s'envole?
Un ouvrage de 400 pages sur la Colonisation me poursuit, et ces mots - "Tu m'épates, vraiment! Je sais que je ne devrais pas dira ça, mais, là, tu m'épates vraiment!". Et le souvenir de quelque chapitre port-freudien de mon AMCE... Est-ce donc là la manière de signe que j'attendais tant?
Je me fais peur, quelquefois, souvent en début de matinée, pensant soudain "et qu'est-ce qui m'assure que cela est vrai?". J'en vins en vérité à cette question en songeant au mensonge, et puis... je m'interrogeai sur cette rue que j'observe, véritablement, chaque matin, devant l'entrée du Lycée; seules les saisons changent...
Et je m'agace de tous ceux qui, dans le bus de 16h, avec légèreté, s'exclament "aller au bahut"... Je m'agace du terme, et de moi-même enfin, car pourquoi, pourquoi ai-je ce sentiment que je ne reviendrai plus, que le Collège appartient à ce passé qu'il n'est pas même permis de regretter?
Joy vient de se connecter sur msn, elle a changé d'image à l'instant même de sa connexion; c'était un ange tenant un coeur, ce n'est désormais plus qu'un coeur...
Qui demeure-t-il, à présent, qui demeura-t-il si je reviens? A chacune de mes quatre visites de l'an passé, je me suis vue annoncer un départ à venir... A quoi bon, désormais?
Simplement, je parvins enfin aujourd'hui, guidée par le Hasard, à regarder les photos d'Espagne - j'y ai vu des sourires; oh, bien sûr, je n'attend pas du monde d'être malheureux avec moi, ni de m'attendre* dans mes égarements, seulement... Qu'importe.
Épatant. Je découvre un outil "orthographe" sur la barre Google. Plus épatant encore, il s'utilise justement au regard de formulaires. Merveilleux.
Et j'ai revu Sandra, hier - j'ai pressé le pas. Qu'elle me le pardonne; simplement, je ne lui ai pas parlé depuis que... Cela fera deux années bientôt. Je serais capable d'oublier, Ciel!
Dirait-on "vivre en pointillé", ou bien "vivre en pointillés"?
- Ah, toi, il faut que je te voie pour parler du Concours Général.
- Ah. Vous savez?
Pourquoi des phrases qui semblent pourtant si nettes à notre esprit s'estompent-elles dès lors que l'on cherche à les écrire?
Qu'importe le froid lorsqu'il fait si beau? Le soleil et le givre tout à l'entour... Le sentiment d'être enveloppé d'un brouillard - qui n'est que vapeur et glace. Le silence, la grésil brillant en paillettes sur les grillages hauts des maisons... Le grésil brillant en paillettes à vos pieds, et les gens qui passent, silencieux, haletants parfois, visions de manteaux et de parfums, d'écharpes et...
Ce sera Noël, bientôt.
Le 15 Décembre, simplement. Oui, nous sommes le Quinze Décembre, une nouvelle fois - une dernière fois? Est-ce que cela fera encore sens, dans une année, dans deux années? Pourtant, pourrais-je oublier ces mots que vous m'avez adressés?
Monsieur, quel est donc le pouvoir des mots? Et quel est le pouvoir de l'espoir? Je songeais à la catharsis en écrivant mon AMCE, je songeais que je vous oubliais peu à peu... 15 Décembre... Pourquoi ce sourire, pourquoi cet intérêt que vous m'avez portée? Pourquoi mon propre sentiment était-il d'une telle sensibilité?...
Je n'ose vous adresser de reproche, et pourtant - pourtant, n'avez-vous pas senti, n'avez-vous pas perçu le silence de ce matin de Juin? Peut-être aurais-je du vous dire, alors... Vous demander de m'excuser mes dires, mais vous demander de m'écouter... Mais qu'aurais-je dit? De l'amour? Je ne le percevais guère encore comme tel, et puis - sait-on, à quinze, seize ans ce qu'est l'amour?
Simplement, vous m'avez bouleversée, Monsieur. Dans un dessein conscient? Je l'ignore. Simplement, vous m'avez bouleversée, Monsieur.
Pourquoi rêver que vous, plutôt que tout autre, me prenez dans vos bras? Pourquoi imaginer mille Hasards qui auraient pu faire nos retrouvailles? Pourquoi se souvenir, pourquoi tressaillir sans fin? Qu'est-ce que le Destin, Monsieur?
Nous aurions parlé, vous auriez répondu à ces insignifiantes interrogations, nous aurions parlé Histoire et Philosophie. Deux années bientôt, et le refus de ce départ...
Image: Jeune femme à la nature morte, Huile par Emmanuel Garant
Paradoxe en effet, direz-vous, qu'un blog né de ces mots, adressés avec un ton de reproche: "Tu sais qu'on te trouve sur Internet". Certains liens son brisés, mais mon nom apparaît toujours - pourtant, je multiplie les suppressions. Car peut-être n'avais-je auparavant jamais songé d'un (guère très) ancien Professeur irait "me trouver sur Internet". Il des choses regrettées, mais oubliées sous peu.
J'avouerai pourtant bien aimer me savoir "être" sur Internet - c'est pourquoi, supprimant un blog de longue date mais qu'un blocage informatique empêche de modifier, je ne peux que créer un nouvel espace. Dans l'espoir que la succession en sera fructifiante.
Je me demande quelles sont ces choses qu'il aura pu trouver sur moi dans les méandres informatiques - toute la fin de ma Troisième, et la Mousson? Cela m'a inquiétée sur l'instant, cela m'inquiète parfois encore; mais qu'importe, enfin? Cela est arrivé, tâchons à ce que cela n'arrive plus. Mais encor: pour me trouver sur Internet, ne fallait-il pas m'y chercher?
Chose plaisant que de n'avoir pas à réfléchir à l'introduction - chose déplaisante pour le lecteur anonyme, peut-être.