Posté le 07.04.2008 par pervenche
Installation d'une nouvelle cartouche d'encre. Pointage de la netteté. Je suis courageuse, je lirai ce que je pointe avant de pointer, afin de ne pas dérégler cette netteté que je règle. Pourquoi demandent-ils la flèche la plus sombre, et non la plus nette?
Admettons que cela soit fait.
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"Tu ne viens pas, cette fois?
- Non... Je me plante, et je m'enracine.
- Ah... Tu m'as l'air végétale quand tu dis ça, tu sais."
"Eh, ce n'est pas ce que j'avais demandé à Mr B.?
- Si! Avec la flèche qui n'arrive jamais... Cela m'avait bien perturbée d'ailleurs..."
Joanne, pourquoi être d'humeur si maussade chaque Lundi matin?
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J'avais prévu d'être au Collège, aux environs de cette heure. Bien entendu, je n'y suis pas. Pardonnez-moi. Je n'imagine que dire, je ne m'imagine guère plus sourire... If not ironically. J'aimerais revenir, j'aimerais revenir et demeurer sans être vue, me glisser dans une salle, et écouter... Sans que l'on ne remarque ni une moue, ni un visage soudain empourpré...
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Kiev. Kiev sous la neige, Kiev sous la neige des souvenirs. Me répéter encore? Ce n'est peut-être pas le lieu, en ces pages. Seulement... Je ne veux plus de Düsseldorf, je veux entendre dire "Vixodichi z vagonu, ne zarichaite svoi rechi". Je voudrais être de ci, ou de là. Mais non de ci et de là. Le Lac, également... Dans un peu plus d'un mois, mon anniversaire. Dans un peu plus d'un mois, cela fera une année qu'il ne m'a guère écrit. Pourquoi suis-je incapable de répondre lorsqu'il m'interpelle sur Google Talk? Non, non, "être pressée", ce n'est guère cela...
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Pardonnez-moi, je me laisse aller à mes pensées, et mes pensées sont incompréhensibles. Il me faut le temps d'écrire.
--
Posté le 23.03.2008 par pervenche
I remember. I remember, but I don't try to understand. I wasfool to get into this obession, for about two years. I'm glad it is finished up, now. I'm glad to feel able to forget. There won't be Cambodia any more, there won't be hope, nor regret. I'm glad he didn't answer, and I hope he won't. Ever. I've just understood there was nothing more than appearances, and I'm glad I've realized this yet. Not later. Thank you.
(...)
J'avais Lui, j'étais heureuse . . . C'était trop beau pour durer . . .
Je vais m'en remettre .. un jour ... Juste besoin de temps
Il y a dans la souffrance une beauté particulière, une beauté qui enseigne, et qui fait grandir. Je suis désolée, Pauline, d'écrire ceci maintenant, et à l'appui de ces mots lus sur ton blog; bien sûr que j'écouterai, bien sûr que je serai là, compatissante, si besoin sera, et sans prétention ni hypocrisie; seulement cela demeure ce que j'en pense, j'ose espérer que tu penseras un jour de même. La souffrance brise nos rêves, et nous effeuille - pourtant, elle nous révèle au monde, et révèle le monde à nous. Je ne sais ce que je ressens à présent, au souvenir de tout ce que j'ai pu penser - de la honte probablement, oui, de la honte, conscience comme j'ai été puérile, naïve, et... stupide et dérisoire, tout simplement. Je trouvai parfois belles ces phrases que j'écrivais sous l'influence de ce... sentiment - j'en ai honte désormais, car le sentiment était réel - j'en étais pour le moins convaincue. Je ne sais si j'ai véritablement "guéri", mais mon regard s'enorgueillit de distance, et d'un sourire moqueur.
Pourtant, des rêves se sont brisés - parfois, j'ai le sentiment que ces mois s'évaporent, je n'ai vécu qu'en rêve. Cela est douloureux, ce sentiment d'inconsistance, de "temps perdu"; mais non douleur d'amour. Et la vague conscience, qui m'effraie, qu'il y a en ce monde trop de regards, trop de sourires qui ne sont qu'apparences... Trop de regards, trop de sourires qui font que désormais, j'ai peur de m'attacher. Inconsistance, et inconstance. Ainsi s'apprend la désillusion.
Pourtant, Pauline, je n'ai vécu que de rêves; ces rêves ont été détruits, j'en fait la source d'une fierté. Pauline, me diras-tu, entre les rêves et la désillusion, tu as connu la réalité. J'ai tort en vérité, et peut-être devrais-je comme toi me tourner vers "le monde" - l'on n'échappera jamais, ni à la douleur, ni à la désillusion. Et probablement y peut-on moins encore échapper par un prétendu orgueil.
Sur votre image, Monsieur, je ne parviens plus à arrêter ma pensée.
Posté le 19.03.2008 par pervenche
Malade. Une nouvelle fois.
Souvenirs du mois de mars 2006.
Souvenirs de vous, Monsieur.
Pourtant, depuis quelques jours, cela ne semble plus faire sens.
(...)
Concours Général terminé. Ou presque. Et quelque nostalgie...
L'an prochain?
Non, bien sûr que non...
(...)
Les sujets, tout de même:
Composition française:
Dans L'Immortalité (Gallimard, 1990), un personnage de Milan Kundera déclare:
"La tension dramatique, c'est la véritable malédiction du roman parce qu'elle transforme tout, même les plus belles pages, même les scènes et les observations les plus surprenantes, en une simple étape menant au dénouement final, où se concentre le sens de tout ce qui précède. Dévoré par le feu de sa propre tension, le roman se consume comme une botte de paille."
Vous confronterez à cette affirmation votre propre expérience de la lecture romanesque.
Composition d'Histoire:
La France dans la Première Guerre mondiale: un pays mobilisé?
Posté le 09.03.2008 par pervenche
Pardonnez-moi, ce fut une faute de goût. Je vous connais assez pour savoir que je ne devais pas vous adresser de telles paroles; que vous n'y répondiez jamais, je ne m'en étonnerai guère. Pardonnez-moi, une nouvelle fois. Seulement je saurai désormais que "rien n'était possible", que ces dernières années ont été des années d'illusion, que je n'ai été qu'une élève, et... Qu'importe.
Pardonnez-moi.
(11 mars. Je ne souhaite pas créer un nouveau sujet.)
"Les enfants d'abord! Les enfants d'abord!".
C'était une ironie froide - mais eux ne savaient pas et ne pouvaient savoir; moi, j'ai cru. Pardonnez-moi, je ne devrais plus écrire ces choses, plus maintenant, plus ici. Je ne regrette rien, pourtant. Je sais que, si vous ne répondez pas, c'est que vous avez compris. Je n'ai plus cet oppressant sentiment de deux années que, par moi, quelque chose me manque. J'ai déposé mon amour entre vos mains, Monsieur, et j'ai foi en ce qu'il y trouvera le sommeil interdit depuis longtemps. Je n'ai plus à espérer, je n'ai plus à me tourmenter; simplement, ai-je le droit encore de penser quelque fois qu'un jour vous retrouverez cette adresse que vous possédez désormais, qu'alors vous m'expliquerez?
Je songe parfois à l'incidence que vous avez eue sur moi. D'autres fois, il me vient la pensée que ce n'est pas tant vous que je souhaite retrouver, mais tout un passé d'insouciance...
Peut-être ces deux phrases ont-elles été, plus que je ne l'espérais, suffisantes à vous faire ressentir - je n'oserai dire "comprendre" - mon coeur. J'aurais tort de vous demander de comprendre, vous devez en avoir du dégoût.
Du dégoût pour moi, Monsieur.
Jamais je n'aurais pensé parvenir jusques à cela. Je ne le regrette pas, pourtant.
Ce soir, je vous aime. Un matin, je vous mépriserai. Mais vous ne serez plus jamais qu'une illusion pour moi, celle que me laissa cette année Troisième.
Vous ne serez plus jamais pour moi que le doux souffle du printemps, et celui qui bouleversa les années de ma "jeunesse". Vous ne serez jamais qu'un souvenir de plus en plus indistinct, qu'un amour imprécis.
Oh, je vous en prie, Monsieur, pardonnez-moi, dites seulement que vous savez, désormais. Acceptez ces souvenirs tels qu'ils sont miens, par vous, aujourd'hui.
Ce soir, je vous aime. Mais je n'espère plus.
Posté le 05.03.2008 par pervenche
Je suis désolée, mais ces guillemets ont été blessants. Etes-vous à tel point las des "jeunes gens"?
"Travail", non, certes, mais si vous saviez combien j'aurais aimé parler de Littérature avec vous! Difficile à admettre que votre Editeur soit bien plus avenant que vous ne l'êtes. Je suis navrée, Monsieur, ce sont les premières mots que je vous "entends prononcer" depuis ce 23 juin.
Je pensais à l'émotion que provoquerait en moi votre message, j'escomptais votre bienveillance; ces mots m'ont paru blessants et pleins de prétention.
Etes-vous tel envers tous, ai-je été une exception, et le serai-je encore?
Ce n'est plus par sentiment que je souhaite vous écrire en mon nom, c'est par défi. Ces guillemets, et pris par des espaces qui plus est!... Me répondrez-vous quelque chose de semblable?
Etonnant combien d'illusions je me suis procurée en une année et demi, illusions sur votre "douceur" et votre "bienveillance"!...
Monsieur, les "élèves" vous insupportent, pourquoi ne pouvez-vous pas imaginer que l'on soit sincèrement
impliqué dans un
travail - j'ai cru que vous l'aviez été en le vôtre!...
Monsieur, vous ignoriez que ce message provenait de moi, mais vous avez blessé mon estime des Lettres; Monsieur, lorsque j'aurai trouvé les mots pour vous écrire en mon nom, blesserez-vous mon amour pour vous?
Posté le 04.03.2008 par pervenche
Un fond musical sur le site de notre Professeur de Mathématiques. Jolie frayeur - car, sincèrement, j'ai peiné tout d'abord à en comprendre la provenance!...
"Je est un autre", disait Arthur Rimbaud.
Mon Dieu, une semaine d'ici au CG, et deux semaines d'ici au CG suivant.
Apprendre la Littérature khmère pour
le retrouver. Monsieur, Monsieur, Monsieur!... Qu'une bribe d'espoir peut raviver le passé, l'amour, et...
Quelque part, le Bonheur se tait.
- Et ce fond musical chantant l'espoir!...
Cette nuit, je rêvai de vous; vous étiez Professeur de Physique-Chimie dans une Université, que vous m'incitiez à rejoindre. Mais le sentiment le plus marquant de ce rêve fut cette certitude qu'enfin, l'espoir était accompli. De doute, aucun.
Posté le 26.02.2008 par pervenche
Note2be.
Ahem. J'entends parler de cette chose hier soir dans le Journal télévisé, et, première réaction: "Absurde! Inadmissible!"; puis, un peu de réflexion, et s'insinue le "Oui, mais...". Oui, mais, en effet, si le site propose des critères précis, s'il ne dérive pas dans le "règlement de comptes"...
Pourtant: un élève est-il véritablement à même de noter un professeur? Car, aussi objectif et froidement calculatoire que l'on souhaite être, il me semble qu'il demeure toujours l'influence de ce que l'on ressent en cours, de ce que l'on dit dans le couloir, des notes que l'on reçoit - et même de ce que l'on s'imagine; peut-être la place de l'affect est-elle trop importante? Un professeur note l'élève sur un travail concret - qui, souvent, repose là, sur son bureau, bien loin de l'influence directe de la classe -, tandis que l'on proposerait à l'élève de noter le professeur sur l'impression générale produite, non même sur un cours, mais sur plusieurs semaines, plusieurs mois, une année voire même davantage - condition indispensable pour avoir un "tableau complet", mais néanmoins, sur ces laps de temps, certains aspects ne demeurent-ils pas plus marquants que d'autres, selon la personnalité, le ressenti de l'élève.
Et j'irais jusques à dire qu'il faudrait, le cas échéant, "pondérer" la note à la personnalité de l'élève: combien seraient capables de noter - relativement - objectivement? combien ne se laisseraient pas influencer par une bonne parole, ou bien une remarque acerbe? Et est-il vraiment constructif pour un professeur de se voir attribuer un 20/20 par l'élève particulier qui souhaite lui exprimer sa reconnaissance, son amitié - tandis que ledit professeur pourrait fort bien être un "mauvais pédagogue", et avoir seulement, par quelque trait affectif, touché cedit élève!...
Quant à réfléchir sur la part d'affectivité dans les rapports professeurs/élèves... Un autre débat digne d'être soulevé.
Posté le 24.02.2008 par pervenche
Fatigatis sum, et nescio. Nec vollo, nec nollo. Solem sentio, et domi maneo. Puto!... Quid scribere ibo, et quocumque?
J'ai parlé déjà de "mes opinions", des "blocus" que je ne pouvais que désapprouver; et j'apprends encore que l'on a "bloqué" le Lycée de Gif!
Oui, je tiens à mon CG.
Il m'arrive de penser que j'écris des choses pour le moins incompréhensibles; pour qui écris-je, en vérité?
Je découvre un site vendant des tableaux d'école, tableaux d'écriture et d'affichage. Je découvre un vaste choix, des tailles, des surfaces, des couleurs, des rabattements éventuels... Chose utile.
Je découvre également que Joy à un "blog"; suis-je sur le point d'exprimer un sentiment qui est avant tout "nostalgie d'Empire"? Et, en vérité, est-ce à moi de juger du chemin qu'elle emprunte, de son "style", d'un certain accent qui, depuis son parler, se diffuse jusque dans son écriture? Non, probablement, non. Ce qu'elle est en vérité, je crois le savoir, et je sais l'ignorer. Je m'autorise pourtant la comparaison, avec ce qu'elle fut... il y a longtemps. Avec, plus sûrement encore, ce que je voudrais qu'elle soit. Mais enfin...
http://oo-tiit3-jooy-oo.skyrock.com/
Posté le 20.02.2008 par pervenche
"Vous avez vos opinions. J'ai les miennes."
Et je n'aime pas voir ma liberté restreinte, ne serait-ce guère que ma liberté d'avoir un cours de Svt. Tout est relatif, mais tout n'en est pas pour moins frustrant. Et permettez-moi cette simple question: "manifestent"-t-ils pour des idées ou pour le plaisir de la "manifestation"? Faire irruption dans une salle, se contredire pour mieux convaincre, omettre la politesse pour mieux persuader...
La fin des TPE également, il y a une semaine (à quelque dizaine de minutes près). Tant pis si Daphné a quitté la salle en pleurant, tant pis si je n'ai su les convaincre concernant la pression de vapeur saturante, il demeure le soulagement de la fin, il demeure l'intitulé des "glaçons"... Et le principe de Curie: "Il y autant de symétrie dans la cause que dans la conséquence". J'en suis contente.
L'espoir esquissé d'un retour de Mr B., l'an prochain, en remplacement des deux Professeures d'Allemand du Lycée que prennent leur retraite... "Il est bien?" - regard méditatif vers Joanne - "Il est particulier". Pourtant, s'il revient, ce sera le même visage pour une nouvelle personne... Nous ne sommes plus au Collège. Et - oh, il doit avoir oublié, mais moi, pourrais-je? - il y a quelque part entre ces deux "mondes" l'évocation de Mr G...
Mme Z., il me prend l'envie de vous adresser quelques mots. Parce que ma Professeur de Français me demandait si j'étais Russe ou bien Tchèque. Parce qu'à l'instant, j'ai revu ces photos trouvées par hasard. Parce que j'aurais tant aimé vous revoir, et prendre un peu de courage pour... le mois de Mars.
... Billet modifié le 23.02.2008.
Posté le 08.02.2008 par pervenche
Sentiment de lassitude, sentiment de printemps et de dissertation. Temps sublime où l'on se plaît à déjeuner dehors, où l'on descend la côte depuis la gare le manteau au bras, et qui ravive certains attachements... Non pas ceux dont on se douterait aisément. Simplement, qu'importe?
Qui ravive le souvenir du printemps de ma Troisième - mais c'était en Mars, peut-être même en Avril, non? -, absence du professeur de sport, retour au Collège pour 14 heures, et vous voir descendre la côte... Ralentir, respirer, sentir le soleil et le vent encore frais, sentir votre regard se rapprocher, et déporter le mien vers mes pieds - l'une des premières journées où je mis des ballerines... Je ne sais ce que je pensai lorsque vous vous arrêtâtes, ce que vous dîtes m'a marquée lorsque vous évoquiez Linda, mais le souvenir que je garde de votre expression à mon égard me semble n'être plus qu'une illusion. Simplement, il me demeure ce sentiment de printemps... peut-être était-ce le jour où le nouveau canapé nous a été livré?
Piètre succession de pensées!... Et pourtant, redoutant le pathos, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi, pourquoi je n'ai de souvenir de printemps - au sens que j'attribue désormais à cette expression - que depuis cette année-là... Est-ce vous qui avez tant fait, Monsieur? Ou bien s'agissait-il simplement de l'instant d'un "accomplissement personnel", et parce que jamais auparavant je n'avais si bien l'Yvette se décliner dans le courant des semaines?
Mon regard se fait, à présent, égoïste; un sensible désir d'immortaliser ces journées, ne serait-ce que par une photo - mais je n'y parviens pas... Quelle technologie est donc capables de garder à jamais l'impression de fraîche brise? A certains abords, il y a là pourtant quelque chose de rassurant presque - la voie est ouverte à bien des progrès encore, et tant que demeure cet échappatoire, nous demeurerons...
Retourner au Collège... Se sentir "effeuillé" presque... Tandis que des pétales se détachent, et, lentement, s'évanouissent, il en vient d'autres, d'autres attachements, d'autres regrets, d'autres perspectives, d'autres souvenirs et d'autres espoirs... C'est donc cela - grandir?
Sentiment de printemps, de dissertation.